|
Les élections générales et la loi électorale du Canada
Numéro 4 - 2008
Au moment où ce Journal est
mis sous presse, les membres du
syndicat du Canada, tout comme
leurs homologues du sud, sont fi n prêts
pour les élections fédérales du 14 octobre,
qui vont « réussir ou échouer », lorsque
les électeurs se rendront aux urnes pour
choisir la Chambre des communes du 40e
Parlement canadien. Le gouvernement
Conservateur minoritaire a de nouveau
déclenché une élection en essayant de
gagner la majorité, ce qui montre que ces
élections ont moins à faire avec ce qui est
bon pour les Canadiens et les ouvriers
canadiens, qu’avec l’accumulation de plus
de pouvoir politique.
Ce sont les premières élections fédérales
depuis l’entrée en vigueur des changements
signifi catifs de la loi électorale du Canada,
en janvier 2007. Donc, « il est important
que nos membres soient conscients de la
façon dont les changements affectent le
BAC et le mouvement ouvrier », a dit le
Président du SI, John J. Flynn.
Selon les nouvelles dispositions, qui
s’appliquent aux syndicats locaux du
BAC, une succursale d’une organisation
du métier de la construction ne peut pas
faire des contributions politiques pendant
ou avant les élections fédérales. Cette loi
amendée interdit aux compagnies, aux
syndicats et aux groupes de faire des dons
aux partis politiques, aux candidats ou
aux adversaires dirigeants, ne permettant
qu’aux citoyens canadiens individuels ou
aux résidents permanents de le faire.
Les activités politiques traditionnelles
menées dans le passé par beaucoup de
syndicats locaux, telles que la télésollicitation
au profi t des candidats et fournir des travailleurs de campagne électorale pendant
les heures normales d’ouverture, sont
aussi interdites selon la nouvelle loi. Les
membres du syndicat qui désirent travailler
pour la campagne d’un candidat doivent
le faire pendant leur propre temps libre, en
dehors des heures de service, ou prendre
des congés non payés pour travailler en tant
que bénévoles.
Si ces changements ont freiné la capacité
des ouvriers de s’organiser au niveau de
base au nom des députés sympathisants
avec les travailleurs, le Directeur régional
du SI – Canada, Fred Vautour, reste
optimiste. « Le BAC a de la chance
d’avoir beaucoup de membres actifs du
point de vue politique », a dit Vautour. «
Étant donné les mauvais antécédents du
Premier Ministre Harper sur les droits
des travailleurs, nous nous attendons à un
taux élevé de participation pour soutenir
les candidats qui partagent les priorités
des travailleurs et de leurs familles. Un
gouvernement Conservateur majoritaire
causera des préjudices irréparables aux
membres syndicaux et aux syndicats, qui
ont, traditionnellement, profi té le plus
sous des gouvernements minoritaires. »
|